De Coyhaique à Futaleufu

De Coyhaique à Futaleufu

Nous avons quitté définitivement Coyhaique en stop un matin de 23 décembre. Après une soirée passée en compagnie de notre nouvel ami Lucas et sa petite équipe. Durant laquelle nous avons pu attraper une interview nocturne improvisée.

Direction Fulaleufu, au grès du bon vouloir des automobilistes de la Carretera [en pleine période de fête, c’était peut être pas le meilleur timing m’enfin bref].

Après une journée de stop, divisés en deux groupes, nous nous sommes retrouvés totalement par hasard à Puerto Cisnes, à la nuit tombée. [1 quart de la distance à parcourir… un modèle d’efficacité.]

 

 

Nous y avons passé la nuit dans une auberge nommé El Cristo Viene (le christ vient) [déjà moi le nom… Pas très vendeur] tenue par une doyenne qui nous expliqua alors les quelques règles à respecter : Pas de tabac, pas d’alcool, couvre feu à 23H00 [On se casse ?]. Il faut dire que vu notre état, même pour un soir de Noël, nous avons réussi à le prendre avec philosophie et saisir l’occasion de se reposer en toute sobriété. [Oai Noël c’est la fête du capitalisme, nous on fête pas Noël, on est des révolutionnaire qu’est-ce qu’y a ?!]

Et nous revoilà le lendemain matin à de nouveau faire du stop [25 décembre, encore moins de chance que la veille en mode déni de réalité]. C’est d’ailleurs à cet instant précis que nous avons ressenti la secousse du tremblement de terre qui a secoué le pays (en particulier l’île de Chiloé). Une occasion de se rappeler la toute puissance de la nature. [c’est une manière comme une autre de dire qu’on a flippé]

24 heures plus tard nous étions de nouveau tous réunis à bon port : Futaleufu

 

 

Nous avons été très bien accueilli par l’association Futaleufu Riverkeeper, qui s’occupe de la protection des rivières du site contre les projets de barrages et participe également activement à la préservation de la faune et  flore locale. Nous y avons récolté deux interviews, l’une de la présidente de l’association et l’autre d’une des membres de leur équipe.

Nous sommes restés à Futaleufu pour y passer le nouvel an avec notre ami chilien David, revenu expressément de Temuco pour faire la fête avec nous. Et nous avons quitté la ville le 2 janvier au petit matin pour le nord du Chili et notre dernière étape de tournage dans le pays.

Au fur et à mesure de notre avancée défile devant nous la transformation de l’environnement. Les épaisses forêts et la nature vierge laissent peu à peu place à un réseau urbain qui s’intensifie, à chaque kilomètre que nous avalons. Partagés entre un certain soulagement, dernier vestige de nos habitudes citadines ; et une certaine anxiété de quitter le caractère sauvage de la nature, qui avait fini de nous apprivoiser en Patagonie. Une dualité très étrange s’il en est…

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